Le sinistre est donc resté limité. Mais lorsque l’alarme a retenti à 7 h 32, les hommes du service de sécurité du CHU ont eu droit à une belle montée d’adrénaline. Ils ont foncé au deuxième étage. Le feu a pris dans un couloir du bloc opératoire.
« Le service est actuellement fermé en raison de travaux. Seule une salle de réveil est encore utilisée. Mais elle ne l’est pas ce week-end », indique Philippe Wernert, le directeur de permanence. Les lieux étaient donc complètement déserts. Pas de médecin, ni de membre du personnel et aucun malade à évacuer. Heureusement. Car le feu a dégagé une épaisse fumée qui a commencé à s’insinuer dans les pièces environnantes.
Eteint en « deux minutes »
Dès qu’ils sont arrivés, les agents du service de sécurité interne ont attaqué les flammes avec des extincteurs. Puis avec une lance incendie. Un RIA en jargon. Un robinet incendie armé.« En deux minutes, à peine, c’était éteint », confie l’un des agents du service de sécurité. « L’équipe interne de l’hôpital a été vraiment rapide et efficace », confirme le lieutenant Dominique Nachtega, l’officier des pompiers qui a pris la direction des opérations, une fois sur place.
Alertés immédiatement, les soldats du feu ont déclenché d’importants moyens. Vingt-cinq hommes, deux fourgons de Gentilly et Vandœuvre, une échelle pivotante de la caserne Joffre et deux ambulances de Tomblaine et Gentilly. Histoire d’être prêt à faire face au pire.
Finalement, le feu était éteint à leur arrivée. Leur rôle s’est donc limité à vérifier qu’il n’y avait plus de risque et à ventiler les lieux pour évacuer la fumée.
Acte de malveillance privilégié
Reste une question : quelle est l’origine du feu ? Pour l’instant, c’est un mystère. L’incendie a eu lieu à la sortie d’un monte-charge, pile en dessous d’un bloc de lumière. C’est la seule certitude. Pour le reste, on ne sait même pas exactement ce qui a brûlé. Il y a juste une trace noirâtre de combustion au sol sur laquelle la police a effectué des prélèvements qui feront l’objet d’analyses scientifiques. Aucune hypothèse n’est écartée pour l’instant. La piste d’un acte de malveillance est cependant privilégiée.« Petit » détail surprenant : un début d’incendie du même genre avait déjà eu lieu quasiment au même endroit et à la même heure le 21 février 2011. Le feu avait démarré à 8 h 15 non pas dans le couloir du bloc opératoire, mais deux ou trois mètres plus loin, dans un local technique.
Contrairement à ce samedi, le service n’était pas en travaux. Il fonctionnait. Des membres du personnel avaient été légèrement incommodés et des interventions chirurgicales avaient dû être retardées. Une enquête avait été là aussi ouverte pour tenter de déterminer l’origine du feu. Mais, comme le rappelle Philippe Wernert, « cela n’avait rien donné et on ne sait toujours pas pourquoi cela a brûlé ».
http://www.estrepublicain.fr/faits-divers/2013/08/03/incendie-suspect-au-chu-brabois
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