lundi 9 décembre 2013

Assises de la Charente : "Qu'il nous dise ce qu'il a fait de notre soeur !"

"Qu'il nous dise ce qu'il a fait de notre soeur !". C'est le cri de douleur de Mohammed Benhellal, le frère de Karima Benhellal, cette femme de 38 ans, aide-documentaliste au lycée Guez-de-Balzac d'Angoulême, disparue depuis l'été 2005...
"Qu'il nous dise ce qu'il a fait de notre soeur !". Voilà tout l'enjeu du procès de Karbal Dandouni, qui s'ouvre ce lundi 9 décembre devant les assises de la Charente. Dandouni est poursuivi pour l'assassinat de son épouse Karima, partie avec lui en vacances au Maroc en juillet 2005. La jeune femme n'a plus jamais donné signe de vie. Dandouni, quant à lui, est revenu en France une autre femme, Rabia, épousée religieusement au Maroc en 2003.

Dans une interview parue ce lundi dans l'édition Charente de "Sud Ouest", Mohammed Benhellal évoque une douloureuse affaire : "Quand j’ai su qu’il était revenu avec une autre femme qui avait les papiers de ma sœur, qu’il avait détruit sa voiture et vidé l’appartement, je me suis dit qu’il l’avait tuée. Pour moi il l’a ramenée sur son terrain au Maroc et l’a tuée. Malheureusement, pendant deux ans, personne ne m’a écouté..."
Au fil de cet entretien, Mohammed Benhellal veut croire que toute la lumière sera faite et espère "que les langues vont se délier".
Une certitude : durant ce procès qui doit durer une semaine, les jurés vont être confrontés à un épais mystère entouré de faisceaux d'indices mais sans preuve matérielle ou presque.
Dandouni, déjà condamné pour vol, port d'arme et trafic de stupéfiant, a toujours nié avec constance avoir tué sa femme. Il a livré de multiples versions contradictoires de ses derniers jours avec cette épouse qu'il disait dérangée et qui aurait refusé obstinément le divorce. Mis en examen pour homicide volontaire le 4 juin 2009, il a été placé en détention provisoire puis sous contrôle judiciaire.
Dandouni sera défendu par Me Rachid Rahmani.
Mohammed Benhellal a Me Gerard Chemla pour avocat. Un avocat qui reconnaît que Dandouni "n'a pas avoué" mais assure : "Il n'y a pas de corps, mais tous les éléments de la culpabilité."

http://www.sudouest.fr/2013/12/08/assises-de-la-charente-pourquoi-karima-n-est-elle-jamais-revenue-1252925-813.php

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