samedi 28 décembre 2013

Voie SNCF Toulouse-Tarbes : la vérité sur le rail explosé

Un mois après l’incident qui a vu la voie SNCF Toulouse-Tarbes perdre un bout de rail d’1m29 de long au km 39, entre Carbonne et Longages, les trains roulent à vitesse limitée par endroits et l’on attend les conclusions de l’enquête, peut-être en début d’année 2014. Une enquête diligentée par l’Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) pour le compte de Réseau Ferré de France (RFF), propriétaire des voies exploitées par SNCF.

Le déroulement complet de l’incident est toutefois parfaitement décrypté aujourd’hui. Un événement qui aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves qu’une simple interruption de trafic de quelques heures.
Nous avons pu consulter le rapport d’incident de la direction Sécurité Système et Projets de la SNCF. Ce 26 novembre, sept trains sont passés sur la portion endommagée de la voie entre le moment où, à 6 h 05, un signal sonore anormal se produit et celui, à 9 h 50, où l’agent d’entretien dépêché sur place découvre qu’il manque 1,29 mètre de rail sur la voie 1 (lire «repères» ci-contre). Le rail est littéralement explosé en trois morceaux et deux traverses de bois sont défoncées. Un incident exceptionnel. L’interdiction de circuler est aussitôt décidée et le rail réparé vers 17 heures.
Le rail abîmé avait été signalé comme présentant un défaut de dureté lors d’un contrôle en juin 2012, le niveau de la voie étant lui aussi jugé défectueux à cet endroit (en octobre 2013), défauts qualifiés alors «dans la norme». Les premiers éléments de l’enquête en cours permettent de penser que le passage répété des trains sur la portion en cause, après que le rail a été cassé à l’aube, a produit la disparition finale du morceau de rail, après le passage du dernier convoi à 8 h 18.
«Après avoir lancé un droit d’alerte au CHSCT, on a eu la garantie que tous les appareils de voie qui pouvaient présenter une faiblesse comme celle à l’origine de l’incident ont été contrôlés», explique Frédéric Konefal, de la CGT Cheminots. Le syndicat réclame que les travaux de rénovation de la ligne la plus ancienne du réseau régional (construite en 1860 et qui accueille 10 000 voyageurs et 50 trains par jour), prévus sur 5 ans à partir de début 2014, soient avancés.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/12/28/1784158-voie-sncf-toulouse-tarbes-la-verite-sur-le-rail-explose.html

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