mardi 28 janvier 2014

La balle du chasseur finit près de la fenêtre

Une balle tirée par un chasseur lors d’une battue a fini contre une habitation de St-Euphraise. Le propriétaire a porté plainte, le maire veut marquer le coup.
Si j’étais sorti sur la terrasse à ce moment-là, je prenais la balle en pleine poitrine !» Daniel Colin préfère en plaisanter mais il a bien conscience que les choses auraient pu prendre une tournure autrement dramatique. Les choses, c’est cet incident de chasse qui s’est produit samedi en milieu de journée dans son village de Saint-Euphraise accroché aux flancs de la Montagne de Reims sur la route du Tardenois : lors d’une battue au chevreuil qui se passait du côté du bois de Beneuil, une balle tirée par un chasseur a fini contre son pavillon de la rue d’Aubilly, à quelques centimètres de la fenêtre de son séjour.
«Ma femme et moi, raconte-t-il, on était tous les deux dans la cuisine à ce moment-là ; ça a fait un sacré boucan, à tel point qu’on pensait que ça venait de l’intérieur de la maison ; mais sur le coup, on n’a rien remarqué, c’est seulement après le déjeuner qu’on a vu l’impact. » La balle avait heurté le mur en béton avant de ricocher sur le chambranle en bois de la fenêtre. L’habitant victime du tir est allé porter plainte à la brigade de Ville-en-Tardenois. La maréchaussée s’est aussitôt rendue sur les lieux et a retiré la balle.

Cabane d’enfant transpercée

Avisé, le maire Guy Delong ne cherche pas à faire mousser l’incident, mais ne veut pas non plus le passer par pertes et profits. C’est pour ça qu’il a alerté L’union : « Je veux marquer le coup !  lance-t-il ; parce que ce n’est pas la première fois que ça arrive ! » Selon lui, c’est en effet la cinquième fois en une dizaine d’années que ce genre d’incident se produit dans le village ! Il se souvient notamment qu’il y a deux ans, une maisonnette jouet d’enfant avait été transpercée par un projectile, « heureusement elle était inoccupée à ce moment-là, mais l’enfant y jouait encore la veille  ! J’avais écrit au préfet, au procureur de la République, à l’office de la chasse, et ça se reproduit quand même ! » Il va recommencer les mêmes démarches cette fois-ci, refusant que sa commune ne devienne le théâtre d’un authentique drame.
« Dans l’histoire de la maisonnette, on n’a jamais identifié le tireur», indique-t-il. Dans l’incident de samedi, selon M.Colin, un des chasseurs aurait dans un premier temps reconnu être l’auteur du coup de feu erratique, avant d’émettre des doutes.

http://www.lunion.presse.fr/region/la-balle-du-chasseur-finit-pres-de-la-fenetre-ia3b24n289699

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