lundi 3 février 2014

Ex-Clem. L'argent sale du désamiantage au tribunal

Les juges de la chambre économique et financière du tribunal correctionnel de Marseille se penchent aujourd'hui sur les zones d'ombre des pulpeux marchés de désamiantage de l'ex-Clem, rebaptisé Coque Q 790... Souvenez-vous. Nous sommes en 2006. Un des fleurons de la Marine nationale entame une incroyable errance autour des océans. Une errance qui l'amènera aux portes de l'Inde pour une hypothétique opération de désamiantage avant un retour vers Brest. Et un ultime départ vers la Grande-Bretagne pour son désossage.

Neuf millions d'euros. C'est la somme investie par l'Etat qui aimerait bien comprendre où l'argent est passé. Le juge d'instruction Charles Duchaine enquête dans ce qui ressemble à un véritable maquis enfoui derrière la société avec laquelle l'Etat est engagé contractuellement : la Ship decommissionning industry corporation (SDIC), filiale 100 % panaméenne d'Eckhardt Marine, elle-même filiale à Hambourg du groupe allemand Thyssen, selon "La Provence", aux premières loges dans cette nébuleuse affaire. Le quotidien met en lumière la chaîne des sous-traitants et leurs liens avec des élus de l'époque.

Aujourd'hui, certains d'entre eux se retrouvent au tribunal. "Parmi les sept prévenus jugés pour des opérations présumées de fausse facturation et d'abus de biens sociaux, Michel Scarbonchi, 63 ans, se voit, lui, reprocher un trafic d'influence. Ancien délégué exécutif des Radicaux de gauche, ex-conseiller du président de la holding France Telecom, un temps conseiller régional d'Île-de-France, ce "consultant" a été élu à deux reprises au Parlement européen", poursuit
"La Provence".

Le tribunal examinera ces deux jours la destination réelle de l'argent public.


http://www.letelegramme.fr/bretagne/ex-clem-l-argent-sale-de-son-desamiantage-au-tribunal-03-02-2014-10018967.php

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