«Ma parole, c’est le Far West ici », lance, incrédule, un riverain du square Robert-Cassart de Pontault-Combault. Cette petite cité tranquille, nichée au cœur d’un quartier pavillonnaire, a été le théâtre d’une impressionnante fusillade dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 février. Patrick R., un homme de 42 ans, a été abattu par un homme de la brigade anticriminalité (BAC) départementale, après avoir tiré sur le fonctionnaire au fusil de chasse
Blessé au bras gauche, les jours du policier ne sont pas en danger.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la mort de Patrick R. est la tragique conclusion d’une rocambolesque équipée. Il est minuit passé quand cet employé municipal, qui passait la soirée avec sa fille et le copain de celle-ci, découvre qu’une vitre de sa voiture a été cassée. Patrick entre alors dans une colère noire et entreprend de se faire vengeance en redescendant dans le quartier, armé d’un fusil de chasse de calibre 12, et accompagné de son beau-fils, âgé de 20 ans. Il se met alors à tirer en l’air ou sur des véhicules garés dans la rue.
Des impacts visibles sur les carrosseries de voitures
« Vers minuit et demi, je suis remonté chez moi après avoir promené mon chien, raconte Jean-Claude, un voisin. Peu après, j’ai entendu du bruit dans mon hall, puis plusieurs détonations. C’est vraiment pas courant ici… » Mardi matin, des impacts encore visibles sur les carrosseries ou les pare-brise de voitures témoignaient de la violence de la nuit. « J’ai entendu vingt coups de feu, assure Nicole. C’est vraiment la première fois que je vois ça. »
Rapidement alertée, une équipe de la BAC de Pontault-Combault se rend sur place. Les policiers parviennent à arrêter le petit ami, mais Patrick R. refuse de se rendre et se montre menaçant, obligeant les policiers à demander des renforts. Arrive alors une patrouille de la BAC départementale, équipée d’un bouclier pare-balles. Après avoir intimé l’ordre à Patrick R. de jeter son arme, le tireur fou finit par jeter son fusil au sol. Mais au moment d’être arrêté, il l’aurait récupéré subitement pour faire feu sur un policier. En ripostant, ce dernier a atteint Patrick R. à la gorge qui décéde peu de temps après.
Selon divers témoignages, le tireur fou était en état d’ébriété au moment des faits. L’autopsie pratiquée hier après-midi devra permettre de le déterminer. Une chose est sûre : le petit ami de sa fille, qui a subi un test d’alcoolémie après son arrestation, était ivre. L’enquête, confiée à la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Versailles, doit aussi permettre d’éclaircir les circonstances de la fusillade, et notamment de déterminer si le policier qui a fait feu était bien en état de légitime défense.
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