Les fausses amendes de la gendarmerie ne sont plus les seules à polluer le web. Les cyberescrocs usurpent également les logos de la police nationale.
APRÈS les fausses amendes de la gendarmerie, voilà maintenant celles de la police ! Apparue en fin d'année dernière, une escroquerie consistant à faire croire aux internautes qu'ils doivent payer une amende pour débloquer leur ordinateur continue de prospérer sur le Net.
Dans la région Champagne-Ardenne, la gendarmerie fut la première à sonner l'alerte (l'union du 21 décembre). Depuis, l'arnaque n'a pas cessé et le logo de la gendarmerie n'est plus le seul à être usurpé. Ainsi, à Reims, le commissariat a déjà recueilli plusieurs plaintes d'internautes dont l'ordinateur s'est retrouvé bloqué après réception d'un faux message de la police nationale, et même des douanes.
« Alerte sites illégales (sic) »
Le principe reste le même. « Attention ! Votre ordinateur a été bloqué pour violation de la loi Française (sic) », annonce en plein écran le message des faux cybergendarmes. « Alerte activités illégales ! Votre système d'exploitation a été bloqué suite à la violation de la législation française », préviennent de leur côté les faux cyberpoliciers.
Dans un cas comme dans l'autre, l'internaute apprend que son adresse IP « a été détectée sur les sites illégales (sic) aux contenus pornographiques liés à la distribution de la pornographie enfantine, de la zoophilie… »
Seule solution pour débloquer l'ordinateur : régler une amende via un paiement par carte bancaire. L'erreur à ne pas faire. Ces escroqueries sont quasiment impossibles à remonter, car elles sont orchestrées depuis l'étranger, apparemment l'Afrique de l'Ouest, région du monde où les réseaux de cybercriminalité sont très prolifiques.
Les amendes à payer sont généralement de 100 € chez les « policiers », 200 € chez les « gendarmes » qui se la jouent sur un mode menaçant : « Vous devez payer 200 € dans les trois jours prochaines (sic). Si vous ne payez pas dans le délai précisé, votre ordinateur sera confisqués (re-sic) et votre cas soumis au tribunal ».
Balivernes que tout cela. Eteindre l'appareil et mettre à jour l'antivirus suffit à se débarrasser du message. Reste à gérer les éventuelles tensions au sein du ménage si Madame commence à soupçonner Monsieur d'avoir surfé sur des sites interdits.http://www.lunion.presse.fr/article/marne/des-gendarmes-et-policiers-pas-tres-nets-sur-le-net
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