Petite, mince, très brune, une Brésilienne de 42 ans à l'allure frêle était, depuis quelques semaines, à la tête d'un petit réseau de prostitution entre Toulouse, Bordeaux et l'Espagne. Les services de police viennent de mettre fin à son business très lucratif.
C'est un coup de fil qui a mis les enquêteurs sur la piste de cette jeune femme et de son compagnon, un Espagnol de 35 ans. Une personne avait remarqué des allées et venues suspectes autour d'un logement dans une résidence de location d'appartements rue Osète, à côté de l'hippodrome de la Cépière à Toulouse.
Couchées par terre
Le couple venait, accompagné de très jeunes filles qui ne résidaient pas dans l'immeuble. Une surveillance s'est alors mise en place. Interceptés, des clients ont confirmé la présence de plusieurs jeunes filles dans l'appartement.Mercredi matin, dès potron-minet, les policiers ont pénétré dans l'appartement. Là, ils ont découvert le couple, tranquillement endormi dans un lit douillet, et six jeunes femmes dont certaines couchées à même le sol. Au cours de la perquisition, ils ont retrouvé 520 € d'argent liquide et des carnets de comptabilité.
Les proxénètes étaient bien organisés et s'étaient réparti les tâches. La mère maquerelle se chargeait de récupérer l'argent. Lui se rendait en Espagne chercher de jeunes prostituées. Les passes se déroulaient dans cet appartement (deux chambres et un salon). Les clients étaient ferrés grâce à des annonces postées sur internet.
4000€ à 5000€ par mois
Présentés devant le tribunal correctionnel de Toulouse, les deux associés n'ont pas cherché à nier. « En Espagne, on ne gagne pas beaucoup d'argent, a justifié la dame. Ici, les filles peuvent faire entre 4 000 et 5 000 € par mois. Moi j'ai deux enfants, et je n'ai pas d'autre façon de les nourrir. » Et de reconnaître avoir aussi sévi à Bordeaux.La jeune femme a été condamnée à six mois de prison ferme ; son compagnon à trois mois. Tous deux sont interdits de territoire français pendant 5 ans.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/11/1327839-le-couple-faisait-venir-les-filles-d-espagne.html
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