Hier matin, un poids lourd s'est couché en travers de la chaussée sur la RN2, à Coyolles. L'accident n'a fait aucun blessé, mais le trafic a été dévié durant plusieurs heures.
LA descente dite de Vauciennes (Oise), qui est située pour partie sur le territoire de la commune de Coyolles, continue d'être Le point noir de la RN2 entre Soissons et Paris.
Hier vers 9 h 45, c'est justement sur sa partie axonaise que s'est produit un nouvel accident de poids lourd.
Dans des circonstances qu'établiront les services de gendarmerie, un camion immatriculé en Allemagne circulait en direction de la capitale lorsque son chauffeur roumain, accompagné d'un compatriote, en a perdu le contrôle.
Plus de 18 000 véhicules/jour
L'ensemble routier a percuté les murets en béton situé sur sa droite et détruit un grand panneau de signalisation, avant de finir sa course sur le flanc, en travers de la chaussée. Par miracle, aucun autre véhicule n'a été impliqué dans l'accident. L'alerte donnée, de nombreux secours ont été dépêchés sur les lieux, avec des sapeurs-pompiers venus de Villers-Cotterêts, Crépy-en-Valois et Nanteuil-le-Haudouin. Quand les premiers secours sont arrivés sur place, les deux occupants avaient réussi à s'extraire de leur cabine, sans être blessés.
En revanche, un début d'incendie touchait l'arrière de la remorque, où étaient notamment chargés divers matériels électroniques. Les sapeurs-pompiers ont été confrontés à certaines difficultés pour pouvoir éteindre le feu, le camion étant équipé de cloisons isolantes prévues pour le transport de denrées alimentaires. Il leur a donc fallu procéder à des trouées pour circonscrire l'incendie.
Très vite, des bouchons se sont formés de part et d'autre de l'accident. « Le trafic est de 18 000 à 19 000 véhicules/jour, avec plus de 20 % de poids lourds, et des heures de pointe le lundi et le vendredi », rappelle Sébastien Antonio, responsable du centre soissonnais de la DIR-Nord, présent aux côtés de ses agents pour sécuriser les lieux et mettre en œuvre des déviations en liaison avec les services de gendarmerie.
« Pas près de voir le viaduc »
Dans un premier temps, un alternat a permis d'évacuer le maximum de véhicules. La RN2 a ensuite été totalement bouclée dans les deux sens pour permettre au dépanneur venu de Senlis de dégager le poids lourd. Les camions ont été déviés par Compiègne, les véhicules légers par des routes départementales proches.
En matière d'impact sur les conditions de circulation sur la RN2, la journée d'hier n'était donc pas la meilleure… Autour du chef d'escadron Olivier Lefèbvre, commandant la compagnie de gendarmerie soissonnaise, ce sont une bonne vingtaine de militaires des brigades territoriales de Villers-Cotterêts et Crépy-en-Valois et des brigades motorisées de Soissons et Senlis qui ont été mobilisés sur place, tout à la fois pour procéder aux constatations et réguler le trafic qui a repris normalement vers 14 h 30.
Le maire de Coyolles, Marc Charles, ne pouvait, lui, que constater qu'il s'agissait d'un énième accident à cet endroit. « Cela faisait longtemps qu'il n'y en avait pas eu. Heureusement, cette fois, il n'y a pas de blessé », relève le premier magistrat. A l'heure où la mise à deux fois deux voies de la nationale 2 avance à pas d'escargot, l'élu notait qu'« on n'était pas près de voir le viaduc » envisagé pour contourner ce point noir.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/camion-couche-la-rn2-deviee-plusieurs-heures
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