lundi 11 février 2013

Brûlé à plus de 60 %

«Je me préparais à manger. Subitement, j’ai entendu un « Boum ». Heureusement, ma fille n’était pas. Je suis sortie. Dans le couloir, des morceaux de papier brûlaient ». Notre correspondante d’Hérimoncourt, Mary-Pierre Feltre, a eu beaucoup de chance comme son voisin du niveau inférieur. « Ça aurait pu être pire », confiait la Seloncourtoise, émue, qui a juste pu juste récupérer un petit coffret et ses clefs de voiture.
Peu après 20 h 30, une terrible détonation, de l’avis de tous les témoins, a retenti dans cette imposante bâtisse située au 4 rue du Bannot. L’explosion s’est produite au dernier niveau de la maison, sous les combles. Le seul occupant de l’appartement, David Quittet, 42 ans, a été très grièvement blessé. Brûlé entre 60 et 80 % sur tout le corps, il a été pris en charge dès l’arrivée du SAMU. L’hélicoptère ne pouvant pas décoller à cause de la météo, le malheureux été conduit dans un premier temps à l’hôpital de Montbéliard puis dirigé vers l’unité spécialisée des grands brûlés de Metz.
Le temps des opérations de secours, Mary-Pierre Feltre qui occupe un appartement au premier niveau et son voisin du rez-de-chaussée, indemnes, ont été réconfortés par les habitants des alentours. Le premier adjoint de la ville, Daniel Buchwalder a su trouver les mots auprès des sinistrés. « Vous pouvez venir chez moi », leur a-t-il gentiment proposé. Vingt-six pompiers du Pays de Montbéliard ont combattu les flammes dans le froid (- 6°). Au bout d’une heure, l’incendie était maîtrisé au moyen de quatre lances et de deux échelles. Fin de l’intervention vers 23 h 30 après le déblayage, le dégarnissage. Le réseau de gaz avait été coupé par mesure de sécurité, la rue du Bannot fermée à la circulation.
Hier matin, l’officier de permanence de la Sûreté urbaine du commissariat, le capitaine Catherine Péroni, est retourné sur place avec les fonctionnaires de l’Identité judiciaire (IJ). Les spécialistes de la police scientifique ont procédé à des relevés pour tenter de terminer la cause du sinistre. « L’origine est accidentelle. Mais nous ne savons absolument pas ce qui s’est passé. », assurait, hier en fin d’après-midi, le capitaine Péroni.
Les appartements ont subi des dommages très importants : infiltrations d’eau, suie… Ils sont hors d’état. Les locataires, accueillis chez des proches, devront être relogés. Au choc subi s’ajoutent aujourd’hui toutes les contraintes matérielles, les assurances à contacter, le temps des travaux à évaluer, une nouvelle organisation du quotidien… Quant au locataire brûlé, en proie aux plus grandes souffrances, le pronostic vital est engagé.

http://www.estrepublicain.fr/territoire-de-belfort/2013/02/11/brule-a-plus-de-60

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