jeudi 14 février 2013

Les salariés d'une fonderie ont piégé les installations avec des bouteilles de gaz

Les 168 salariés de la fonderie DMI à Vaux, dans l'Allier, qui vivent leur troisième redressement judiciaire en six ans, font monter la pression, alors que les négociations se poursuivent sur la survie de leur entreprise, rapportent LesEchos. Des bouteilles de gaz ont été placées à l'entrée de l'usine. Ils promettent de tout faire sauter si on leur retire leur outil industriel.
Il n'y a plus pour l'heure de repreneur, rappelle BFM TV. La seule chance de reprise de DMI était l'Italien Gianperro Colla, qui n'a finalement pas fait d'offre. Après cette annonce, des salariés ont fait brûler des palettes, mais aussi des modèles servant à fabriquer des pièces pour Renault, l'un des principaux clients de la fonderie.

En janvier 2011, cette fonderie d'aluminium, qui s'appelait alors Bréalu, avait été reprise à la barre du tribunal de commerce de Montluçon par l'équipementier américain DMI. Lorsque, en avril 2012, en pleine crise de l'automobile, Ford a annoncé l'arrêt de son projet, DMI a décidé de se retirer et demandé le placement de l'entreprise en redressement. En un an et demi, DMI a assumé 9,7 millions d'euros de pertes d'exploitation. Le dénouement de ce redressement judiciaire est prévu pour le 21 février

http://www.sudouest.fr/2013/02/13/les-salaries-d-une-fonderie-ont-piege-les-installations-avec-des-bouteilles-de-gaz-965505-3.php

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