"Mon père, j'aurais pu lui montrer que je l'aimais, le retrouver, mais il a tué ma mère". Au deuxième jour du procès, Thomas, le fils aîné de Dominique Farges, accusé de l'assassinat de son ancienne compagne Christel Forestier, vient témoigner. Il dit sobrement son enfance, son amour pour sa mère, son adolescence égoïste. "Avec beaucoup de périodes où on ne se parlait pas avec mon père". Il décrit une mère aimante et un père travailleur et lunatique. "Un jour tout va bien, un jour tout va mal. Pour une petite chose qui le contrarie, il peut avoir des paroles vexantes".
Bac en poche, le jeune homme à préféré partir de la maison familiale. "Ils étaient discrets en dehors sur leur vie de couple, personne ne voyait cette ambiance pourrie. Ça n'allait plus entre eux, il fallait que ça s'arrête".
Sur question de l'avocat général Dominique Hoflack, Thomas avoue ne pas avoir digéré l'attitude de son père le jour de la disparition de sa mère. "Il faisait semblant de la chercher, est resté avec nous".
La procédure à depuis établi qu'à ce moment l'accusé avait tué sa compagne et venait de l'envelopper dans une bâche en plastique et de l'enterrer en bord de Dordogne à Moulon. "Il était tout blanc, tout pâle, il n'arrivait pas à dormir, j'ai cru qu'il était inquiet. Quand il s'est enfui, là j'ai tout compris".
Désormais tuteur de son frère, il avoue avoir galéré pendant un an, salue le soutien de ses oncles et tantes et la valeur famille retrouvée, et énonce fièrement les notes de son petit frère au collège. "Mon père, j'aurais pu lui montrer que je l'aimais, le retrouver, mais il a tué ma mère", conclut-il d'une voix entrecoupée de silences et de reniflements. Il donnerait tout pour que Christel Forestier revienne. "Ce qui me tue aujourd'hui c'est de savoir qu'il va sortir. Il refera sa vie".
http://www.sudouest.fr/2013/03/29/assises-de-la-gironde-mon-pere-j-aurais-pu-lui-montrer-que-je-l-aimais-mais-il-a-tue-ma-mere-1009525-7.php
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