vendredi 8 mars 2013

Montbéliard. : «Je cours moins vite qu’une balle»

Les deux victimes sont revenues sur leurs déclarations, sans doute par crainte des représailles, mais leurs premières dépositions font frémir. Le 2 août 2011, soupçonnés d’avoir carotté de l’héroïne et du cannabis à des dealers (pour 7000 €), deux hommes ont été emmenés de force dans le bois de Dasle, de nuit. « Les auteurs nous ont crié dessus, bousculés. L’un des agresseurs a sorti une arme », détaille l’un d’entre eux. Le premier, paniqué, s’enfuit à travers bois. Le deuxième reste sur place. Et s’en justifie auprès des policiers : « Je cours moins vite qu’une balle ».
Mais, aujourd'hui , au tribunal, on se serait cru au pays des Bisounours. Les quatre prévenus et l’une des victimes (ndlr : l’autre était absente), parlent d’amitié, de code d’honneur, de petites tensions sans conséquence. Pierre, 22 ans, la « nourrice » des dealers (les sacs étaient entreposés chez lui, plusieurs consommateurs l’attestent), bouillonne : « Je n’ai rien à dire », déclare-t-il. Devant les enquêteurs, il affirmait avoir eu peur des représailles. « J’ai été contraint de dire ça », continue-t-il, évoquant des violences policières. Fait étrange : sa maison a brûlé peu de temps après les faits.
Nabile Taleb, 27 ans, l’un des prévenus soupçonnés de la séquestration, soutient comme son complice, Omar Bentchakal, 40 ans, que la virée en forêt n’était qu’une balade entre potes. « On a bu des cannettes au parcours Vita », répète le Doubien. Il y avait bien un litige autour de la vente d’un quad avec les deux victimes, mais rien de plus. Quant à Akim, 44 ans, poursuivi pour avoir intimidé les victimes sur ordre de Bentchakal, il voulait, au contraire, arranger les choses le temps de l’instruction.....

http://www.estrepublicain.fr/justice/2013/03/07/je-cours-moins-vite-qu-une-balle

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire