Jeanne* ne touche que 1400 € de retraite dans l’année, soit un peu moins de 120 € par mois. Pour continuer à vivre normalement, elle a dû vendre sa maison à sa belle-sœur mais y habite toujours. Cette habitante d’un village des Côtes de Meuse ne vit plus avec son mari. Ses difficultés familiales, la misère dans laquelle elle vit, expliquent sans doute ses problèmes d’alcoolisme et ce qui s’est produit le 21 avril 2012 à 21 h 15 : « Je ne me souviens pas de ce qui s’est passé. » dit-elle. « Je me rappelle de mon séjour à l’hôpital. Je suis restée longtemps en soins intensifs. Je suis restée couchée durant quinze jours en portant un corset pour mon dos. »
En raison de la gravité de ses blessures et de son état de santé, les gendarmes ne pourront lui notifier ce qui s’est passé que le 3 janvier 2013. Un état de santé d’autant plus précaire que Jeanne n’a pas pu monter les escaliers pour accéder à la salle d’audience : « Je souffre de problèmes pulmonaires, je n’ai plus d’oxygène dans le sang. » Elle est donc jugée dans un bureau du tribunal au rez-de-Chaussée.....
http://www.estrepublicain.fr/justice/2013/03/27/drame-de-la-misere-pas-ordinaire
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