Devant être pratiquée aujourd'hui, l'autopsie du corps de l'homme découvert mardi soir dans l'une des bâtisses à l'abandon appartenant à la famille royale d'Arabie Saoudite, à la Batterie, entre Cannes et Golfe-Juan, est très attendue par la justice et la police.
Car, si elle devrait déterminer très précisément les causes de la mort - apparemment donnée à coups de parpaing, elle pourrait permettre aussi aux experts de la police technique scientifique, de trouver sur le corps des traces laissées par son ou ses agresseurs.
Classiquement, des prélèvements sont effectués sous ses ongles, mais encore faut-il qu'il ait eu le temps de se défendre.
En l'absence de suspects et de pistes précises, les enquêteurs de la brigade criminelle de la Police judiciaire comptent, en effet, beaucoup sur la police scientifique pour résoudre cette énigme. Les résultats de ces examens et analyses ne seront pas connus avant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
En attendant son identification officielle par l'ADN ou son empreinte dentaire, et pour ne pas perdre de temps, les enquêteurs travaillent comme s'il s'agissait de manière certaine d'Olivier Saluzzo, le Niçois d'origine corse disparu depuis jeudi dernier et pour lequel un appel à témoins avait été lancé.
Plusieurs de ses proches ont d'ailleurs été contactés par les policiers. Son père ne se fait guère d'illusions.
« Un homme adorable »
« Ils m'ont fait un prélèvement ADN, mais tout indique que c'est lui, son dernier appel a été passé de Golfe-Juan », indique cet enseignant niçois à la retraite brisé par cette tragédie qui plonge une famille unie dans une insondable douleur.
Les policiers qui recherchent toujours des indices, ainsi que d'éventuels témoins, ont très longuement arpenté le vaste secteur proche de la maison dans laquelle le corps a été découvert près d'un canapé, avec pour seuls vêtements des chaussures. Un endroit très vaste, escarpé et très fréquenté par toutes sortes de gens qu'ils soient pêcheurs, riverains, naturistes, baigneurs ou amateurs de rencontres.
À la Métropole Nice Côte d'Azur où Olivier Saluzzo travaillait depuis plus de 20 ans au service documentation, ses collègues sont sous le choc. « Un homme sans histoires, absolument adorable, très serviable, très proche de sa famille. Il avait accompagné sa maman jusqu'à son dernier souffle et s'occupait de sa tante », confie une collègue qui parle d'un homme qui adorait aller se baigner.
« Il était toujours à l'heure, presque en avance, alors vendredi, quand nous ne l'avons pas vu, nous avons donné l'alerte ».
http://www.nicematin.com/antibes/meurtre-de-golfe-juan-aucune-piste-precise-pour-linstant.1257971.html
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