mercredi 7 août 2013

Ils menacent de déboulonner des lignes à haute tension : enquête sur d'étranges lettres anonymes

Les préfectures du Gard, du Vaucluse de la Drôme et des Bouches-du-Rhône ont reçu mardi des lettres anonymes, accompagnées de sachets de boulons, dans laquelle le ou les auteurs se présentant comme "anti-nucléaire" affirment saboter les lignes EDF à très haute tension.

Opération d'intimidation d'un déséquilibré ou vraies menaces de sabotage ? Les préfectures du Gard, du Vaucluse, de la Drôme et des Bouches-du-Rhône ont toutes reçu mardi un courrier anonyme, accompagné de sachets de boulons, dans lequel ses auteurs affirment avoir entamé le déboulonnage des lignes à très haute tension (THT) d'EDF.
 
Selon le quotidien Midi-Libre, qui rapporte l'information, le ou les auteurs de cette lettre anonyme se présentent comme des militants anti-nucléaire et expliquent le motif de leur action par leur rejet de la filière nucléaire: "Parce que le nucléaire n'est pas plus sûr qu'il n'est transparent, nous déboulonnons  et nous déboulonnerons  les pylônes THT. Par solidarité  avec les victimes civiles et militaires de la dictature nucléaire. Assez de catastrophes  qui nous affectent tous : Hiroshima, Nagasaki, Tchernobyl, Three Miles Island, Fukushima..." EDF, exploitant de la centrale nucélaire du Tricastin, aurait reçu, tout comme Areva, le même courrier anonyme. Des courriers similaires ont été adressés à des médias, notamment France Bleu, Midi Libre et le Dauphiné Libéré. Détail surprenant, les destinataires ont reçu la missive mardi, jour anniversaire du bombardement atomique sur la ville japonaise d'Hiroshima en 1945.
Risques de chute
Interrogée, la directrice régionale Sud-Est de RTE (Réseau de transport d'électricité), a affirmé que les boulons reçus par les préfectures ressemblaient "à ceux que l'on utilise, sachant qu'un pylône en comporte entre 650 et 900". "On a fait un contrôle visuel de nos lignes sur les points stratégiques entre hier (mardi, ndlr) et aujourd'hui (mercredi, ndlr), et nous n'avons pas pour l'instant trouvé de boulon manquant", a-t-elle ajouté. Mais, étant donné les "risques de chute" et l'illégalité de tels actes, RTE va probablement porter plainte, a précisé la repsonsable.

Selon le quotidien, la menace a été prise au sérieux. Dans le Gard, notamment, la préfecture a demandé aux opérateurs d'être vigilants. La gendarmerie est également sur le qui-vive... Pour l'heure, aucune trace de sabotage n'a été découverte. Une enquête a été ouverte par la police judiciaire de Marseille.

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