Le 28 janvier 2013, un Bayonnais de 35 ans, amoureux d'une mineure demeurant à La Rochelle, est parti chercher l'adolescente en Charente-Maritime : elle aussi très éprise, elle voulait, disait-elle, s'éloigner d'un père violent.
La fuite s'est achevée 24 heures plus tard, lorsque la gendarmerie est venue cueillir la fugueuse dans l'appartement du trentenaire, qui demeurait alors à Hasparren. Ils l'ont trouvée cachée dans le coffre du canapé clic-clac.
L'idylle s'était nouée sur Internet, via les réseaux sociaux, avant de se poursuivre par SMS. Ils n'ignoraient rien de leurs âges respectifs. Pour lui en particulier, déjà confronté, en 2003, à la justice pour une agression sexuelle sur une mineure de 13 ans. Il avoue à la barre être parfaitement conscient des risques à draguer des jeunes femmes n'ayant pas atteint la majorité.
« Est-ce que vous aviez des conversations érotiques », interroge le président Tignol. « Qu'est-ce que vous appelez érotique », répond le prévenu, désarmant de candeur. Son avocate, Géraldine Pousson, résume son état d'esprit. « Il sort avec des jeunes filles qui ont intellectuellement son âge. »
Elle veut casser l'image de l'adulte prédateur sexuel, abuseur d'enfants. « Il est poursuivi pour soustraction de mineur, sans fraude ni violence, d'un mineur à ses parents. Et oui, il peut coucher avec des mineures consentantes de plus de 15 ans. C'est ce qui s'est passé. »
De fait, la jeune Rochelaise était consentante et envoie toujours, à ce jour, des messages enflammés. Elle culpabilise que son amoureux ait été arrêté et placé en détention. Il faut dire que son casier judiciaire ne plaide pas pour lui : outre l'agression sur la mineure de 13 ans (il avait 23 ans à l'époque), à 29 ans, il est condamné pour viol. Enfin, un autre épisode avec une mineure qui se cachait chez ses parents est signalé.
Il est suivi psychologiquement, prend un traitement, mais aimerait bien l'arrêter.
Cela fait beaucoup pour le parquet qui note : « Il sait qu'il ne doit pas coucher avec des mineures mais il n'arrive pas à ne pas le faire. » Il demande deux ans de prison dont un de sursis. Le tribunal l'a condamné effectivement à deux ans, avec 16 mois de sursis. Ayant effectué quatre mois de détention provisoire, il lui reste quatre mois à effectuer.
Il dit avoir compris et affirme au tribunal : « Je ne fréquenterai plus jamais de mineures. »
http://www.sudouest.fr/2014/06/11/qu-est-ce-que-vous-appelez-erotique-1581495-4018.php
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