mercredi 29 février 2012

Le passeur de cocaïne n’avait reculé devant rien

Le 24 février, un homme de 42 ans n’est pas très tranquille alors qu’il se trouve dans le TGV Paris-Milan, et qu’il est contrôlé par les douaniers. Lorsqu’il laisse échapper de sa poche un billet prouvant qu’il vient d’une autre capitale, Bruxelles en l’occurrence, les agents décident de le placer en retenue.
Soupçonnant d’avoir affaire à une mule, ils font pratiquer un examen radiographique qui révèle la présence de six ovules dissimulés dans le rectum de l’individu. Soit 255 grammes de cocaïne d’une valeur marchande d’environ 19 000 euros.
Renvoyé hier au tribunal dans le cadre des comparutions immédiates, Chigozie Obi a livré sa version. Un refrain hélas bien connu dans cette salle d’audience. Ce Nigérian vit en Espagne où il a obtenu en 2005 un titre de séjour. Sans travail depuis fin 2011, il était en quête d’argent pour financer des soins médicaux pour sa fille restée en Afrique. C’est en racontant ses malheurs dans un avion qu’un inconnu lui aurait proposé « le business ». En échange de 1 000 euros. Le prévenu a eu beau jurer qu’il s’agissait d’une première, le ministère public a requis une peine de deux ans ferme et dix ans d’interdiction de territoire. Le tribunal l’a condamné à deux ans dont 6 mois avec sursis, cinq ans d’interdiction de territoire et une amende douanière de 19 125 € correspondant à la valeur de la marchandise saisie.
http://www.leprogres.fr/rhone/2012/02/29/le-passeur-de-cocaine-n-avait-recule-devant-rien

1 commentaire:

  1. bonjour, le pire c'est qu'il ne se rende pas compte qu'il courre des risques enormes si un des sachets se perçe .. c'est la mort assuré..
    amicalement babeth

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