Action, réaction
Une chose est sûre en regardant le pedigree des deux jeunes (2 et 3 condamnations pour l'un et l'autre), ce ne sont pas des pyromanes avertis.« Depuis quelques mois, nous avons eu 145 feux de poubelles à Albi, il fallait une réaction et arrêter tout ça », lance Pascal Suhard, le procureur, conscient de n'avoir pas ferré deux gros poissons. Il demande entre 3 et 5 mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve (SME).
Me Lise Van Driel, pour la défense de Samad, rappelle qu'il a toujours assumé ses responsabilités. « Il était tellement saoul qu'il n'a pas cherché à fuir. Il avait 2,6 g dans le sang. C'est un jeune adulte, mal dans sa peau ».
Me Jean-Baptiste Alary, pour Djamel, se demande si on ne fait pas de la justice spectacle pour la presse ?
« 3 à 5 mois avec sursis, ce n'est pas une peine légère. 145 feux en ville, ça conduit à de l'exaspération et à une réaction. Il faut un exemple mais ils ne méritent pas le traitement judiciaire qui leur a été imposé ! »
Loin des feux de la rampe, le tribunal, en formation citoyenne, a condamné Samad à 2 mois avec sursis SME, avec obligation de travailler ou de formation et Djamel à un travail d'intérêt général de 105 heures au service d'une collectivité.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/30/1365418-incendie-pris-la-main-dans-le-conteneur.html
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