mardi 19 mars 2013

Gers : deux cas de cambriolages par des trous dans le mur

Les faits peuvent se ressembler mais le modus operandi et les conséquences diffèrent dans ces deux affaires. À Pavie en mai 2012 et à Auch le 2 mars dernier, deux commerces ont été cambriolés par des malfrats qui avaient troué le mur du magasin pour y pénétrer.
À Pavie, au printemps de l’an passé, une bande d’encagoulés gantés a percé le mur de pierres calcaires du bureau de tabac de la rue principale du village. En pleine nuit, les cambrioleurs, surpris, ont déguerpi fissa en emportant « une trentaine ou une quarantaine » de cartouches de cigarettes, selon le commerçant, Patrick Gago.

À Auch, il y a deux semaines, le propriétaire de la bijouterie la Couronne d’or, située rue Dessoles, a vécu un moment autrement traumatisant.
Les braqueurs l’attendaient
À son arrivée à sa boutique, à 8 heures, Bruno Gilardi, par ailleurs président de l’association des commerçants de la ville, entre dans son magasin tout à fait normalement, quand deux individus cagoulés et gantés lui sautent dessus et l’immobilisent, ligoté sur une chaise. Ils ont attendu qu’il ait désactivé l’alarme pour pouvoir emporter pour plus de 100 000 euros de bijoux, pierres et métaux précieux.
À Pavie, presque un an après les faits, Patrick Gago n’en perd pas son sourire. « Je ne vais pas m’arrêter de travailler parce que j’ai été cambriolé treize fois ! Je n’y pense pas chaque matin en entrant dans mon commerce sinon, je ne vis plus. » Le patron du tabac-presse pavien habite juste en face de son magasin. « Les cambrioleurs le savent, en général il y en a un qui se place devant la porte d’entrée de la boutique et surveille pour me voir arriver après que l’alarme se déclenche. Une fois, il y en a même un qui est venu jusque sous ma fenêtre pour me faire un geste déplacé. »
Toutefois, excédé par les vols et infractions à répétition, Patrick Gago a fini, en juin 2011, alors qu’il venait de subir un cambriolage en janvier, par tirer, avec son fusil, dans la carrosserie de la BMW utilisée par des voleurs. C’est l’année suivant cet épisode que les malfaiteurs ont troué, en pleine nuit, le mur extérieur du débit de tabac. Ils ont creusé la pierre calcaire de manière à arriver dans les toilettes, seule pièce qui n’était, alors, pas sous surveillance. De là, ils ont fait un second trou dans le mur qui mène à la réserve placée, elle, sous caméra et alarme.
Les alarmes immédiates
Celle-ci s’est immédiatement déclenchée, faisant hurler le téléphone portable du gérant endormi chez lui à quelques mètres en face du magasin. « Avant, les alarmes ne se déclenchaient pas aussi rapidement », explique Patrick Gago. Cette nuit de printemps 2012, les voleurs décampent, probablement surpris par la soudaineté de l’alerte.
« Je n’ai pas peur, assure le commerçant. C’est peut-être là que ça devient dangereux. » Il avoue tout de même « regarder » autour de lui en arrivant et en partant, comme de nombreux bijoutiers ou débitants de tabac. Les outils de sécurité de son magasin sont plus importants puisque désormais, toutes les pièces sont sous surveillance. Y compris les toilettes.
Quant à son acte extrême du printemps 2011, il « sait que ce n’est pas ce qu’il faut faire. Mais, argue-t-il pour sa défense, quand les voleurs ne sont pas arrêtés, vous finissez par vouloir faire justice vous-même ».
Malgré le procédé similaire, il semblerait que les auteurs de ces deux faits ne soient pas les mêmes. Les braqueurs de la bijouterie auscitain n’ayant pas opéré dans le même contexte ni pour le même butin.

http://www.sudouest.fr/2013/03/18/deux-cas-de-cambriolages-par-des-trous-dans-le-mur-997373-2408.php

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