mardi 19 mars 2013

Mort du bébé in utero : une enquête blanchit la maternité de Port-Royal

Il n'y a pas de lien entre la mort in utero du bébé fin janvier et sa prise en charge à la maternité Cochin-Port-Royal, affirme une enquête interne "exceptionnelle".
La maternité de Port-Royal à Paris, qui avait été au cœur d'un scandale après la mort d'un enfant in utero fin janvier, a été blanchie par une enquête interne "exceptionnelle", a annoncé lundi soir l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Fin janvier, une femme avait perdu l'enfant qu'elle portait, mort in utero, "faute, selon elle, de place" dans l'établissement. Son compagnon avait rapidement porté plainte pour "homicide involontaire par négligence". Le parquet avait ouvert une enquête préliminaire et la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait demandé une "enquête exceptionnelle, à la fois administrative et médicale, pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame". L'affaire fut très médiatisée et une seconde plainte déposée par une mère, dont le bébé était mort in utero à la même maternité en 2011.
"Les capacités d'accueil étaient suffisantes"
La deuxième plus grosse maternité de France a-t-elle eu une responsabilité dans la mort de ce bébé ? D'après les résultats de l'enquête, la réponse est clairement non. Toute erreur médicale est même exclue. "La prise en charge médicale a été conforme aux bonnes pratiques obstétricales telles que définies par les recommandations de la HAS (Haute autorité de santé): le déclenchement de l'accouchement, tel qu'il avait été planifié, n'a, à aucun moment, présenté un caractère urgent, en l'absence de risque fotal identifiable", selon l'AP-HP.

Manquait-il des lits à la maternité ce jour-là ? Encore une fois, c'est non pour l'AP-HP pour qui "les capacités d'accueil étaient suffisantes", comme l'avait déjà montré une première enquête rapide. "Les personnels soignants, médicaux et paramédicaux, étaient au complet et la disponibilité des lits et des salles permettait de recevoir les urgences", détaille le communiqué.

Pourtant, Dominique Cabrol, patron de la maternité, avait reconnu à l'époque que son service était en "saturation totale".
 

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