vendredi 10 mai 2013

Les fonctionnaires avaient enclenché la sirène de leur véhicule et se dirigeaient vers le centre-ville lorsque l'accident est survenu.
Les riverains et les passants qui se trouvaient à l'angle des rues Clovis-Jacquiert et du Faubourg-Saint-Antoine hier vers 9 heures ont assisté à une scène inhabituelle. Une Xantia immatriculée dans la Marne et un véhicule de la police nationale se sont en effet violemment percutés, avant de terminer leur course sur le trottoir, devant la façade de la marbrerie Kestler.
Selon les premières informations délivrées sur place, la voiture de police aurait enclenché sa sirène dans le cadre d'une opération, ce qui la rendait prioritaire au niveau de ce carrefour où des feux de signalisation régulent le flux routier.
Elle remontait la rue du Faubourg-Saint-Antoine en direction du centre-ville lorsque le choc s'est produit, à un peu moins d'un kilomètre de l'hôtel de police. A bord, une policière a été légèrement blessée et transportée par les secours au centre hospitalier de Châlons en vue d'être examinée. Tous les Airbags se sont déclenchés.
Le conducteur de la Xantia, seul dans son véhicule et âgé d'environ 55 ans selon des proches arrivés sur place quelques minutes plus tard, a lui aussi été placé en observation.
« J'ai entendu la sirène et j'ai vu la police dans mon rétroviseur », indiquait un témoin qui circulait rue Faubourg Saint-Antoine juste avant l'accident, « je me suis immédiatement rangé et puis j'ai entendu le « boum » qui a suivi, sans voir exactement comment cela s'est passé ». La partie avant de la Peugeot des fonctionnaires a été partiellement détruite dans la collision. Le pare-chocs gisait à terre, des portières semblaient aussi endommagées. La carrosserie de la Xantia, en revanche, paraissait un peu moins endommagée.
Les enquêteurs ont immédiatement relevé les mesures précises autour de l'accident. La permanence du parquet du tribunal de grande instance expliquait en fin de journée qu'aucun élément particulier n'indiquait une infraction pénale (comme une alcoolémie par exemple).
Les suites de l'accident pourraient donc se dérouler de façon classique via un constat, à l'amiable, à condition que l'enquête ne révèle aucune anomalie.
La circulation routière a été totalement rétablie une fois les carcasses de la voiture de police et de la Xantia retirées.

http://www.lunion.presse.fr/article/marne/une-voiture-de-police-accidentee-en-intervention

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